Je suis trop lasse et écoeurée ce soir pour pondre une envolée lyrique digne de "J'accuse". Dans cette société du visuel, ces quelques images parleront plus que tous mes mots.
Je pensais que le jour où je me poserais la question "partir ou lutter?", ce serait à cause d'une guerre, une vrai guerre militaire avec des morts, des populations exilées. Je ne savais pas alors que la violence morale, psychologique, que le mépris pouvaient être vécus comme de vrais coups de poings. La démocratie et le pacifisme sont des valeurs qui ont un réel sens pour moi; c'est vous dire à quel point l'avenir me semble inexistant aujourd'hui car j'en serais presque à comprendre les gens qui emploient la violence. Le terrorisme est-il réellement l'arme des faibles? N'est-il pas surtout la désobligeante preuve pour nous, pauvres cons d'Occidentaux, qu'à semer le mépris et l'ignorance, on ne récolte que la haine? Quand une jeunesse se trouve devant seulement deux options possibles : émigrer ou entrer réellement dans la lutte, n'est-ce pas un constat d'échec pour la société? Combien de temps faut-il pour que la peur des sanctions s'efface, devienne si anecdotique qu'on n'a plus peur de prendre les armes et de devenir ce qu'on a toujours rejetté?
"Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom" ... France

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