Découvertes, biographies, poèmes, extraits : ma littérature sous toutes ses formes
résumé : C'est à Belleville, au sixième sans ascenseur, chez madame Rosa, une vieille Juive qui a connu Auschwitz, et qui autrefois, il y a bien longtemps, " se défendait " rue Blondel. Elle a ouvert " une pension sans famille pour les gosses qui sont nés de travers ", autrement dit un crèche clandestin où les dames " qui se défendent " abandonnent plus ou moins leurs rejetons de toutes les couleurs. Momo, dix ans ou presque, raconte sa vie chez Madame Rosa, cette ancienne respectueuse, grosse, virile, laide, sans cheveux, qu'il aime de tout son cœur - presque autant que son " parapluie Arthur ", une poupée qu'il s'est fabriquée avec un vieux parapluie.
Deuxième livre publié sous le pseudo Emile Ajar par Romain Gary en 1975. Prix Goncourt la même année. Seul écrivain a avoir reçu deux fois cette distinction (la première en 1956 pour Les Racines du ciel sous son nom usuel).
Je crois que ça faisait environ dix ans que je voulais lire ce livre. Mais dans ma tête j'avais embrouillé La vie devant soi et La promesse de l'aube, roman autobio paru en 1960. Bref je m'attendais à une histoire d'aviation et de mère Courage. Pas du tout donc mais aucun regret. Je suis heureuse de voir que je suis encore capable de dévorer des livres, d'être happée dans d'autres mondes et d'y croire dur comme fer, de donner une réalité à des êtres fictifs.
En lisant la première page, je me suis dit que Pennac n'avait rien inventé. L'histoire nous est racontée par Momo et il déforme, arrange le français pour en faire un patchwork génial. Il paraît que les autres bouquins de Gary sont encore mieux. J'avais déjà prévu Proust pour cet été : la liste vient de s'allonger...
J'ai lu hier Les Monologues du Vagin, la fameuse pièce de théâtre d'Eve Ensler. "Ca, c'est fait". Je comprends la nouveauté de ce texte : peu de textes parlent de la sexualité de la femme. Mais de là à crier "révolution"... Plus personne ne connaît Nina Hagen, Brigitte Lahaie, qui ont contribué à la libération de la sexualité féminine? Enfin bref, j'ai dû raté un truc. Parce que je n'ai pas ri une seule fois à la lecture de ce bouquin. Les passages qui traitent de choses on va dire "tristes", pour ne pas dire "révoltantes", sont certes tristes -ou révoltants- mais à moins de vivre au fin fond du Larzac sans télé ni radio ni journaux, rien de nouveau sous le soleil.
Le seul passage où je me senti "d'accord" est lors du monologue inspiré par Whoopi Goldberg. Finalement, je crois que j'ai préféré la préface au bouquin :/
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