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Bouquinage

Découvertes, biographies, poèmes, extraits : ma littérature sous toutes ses formes

Virginia Woolf "To the lighthouse

le 12/02/2007 à 21h15

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Quatrième de couverture (Folio Classique) : Une soirée d'été sur une île au large de l'Ecosse. Pôle de convergence des regards et des pensées, Mrs Ramsay exerce sur famille et amis un pouvoir de séduction quasi irrésistible. Un enfant rêved'aller au phare. L'expédition aura lieu un beau matin d'été, dix ans plus tard. Entre-temps, mort et violence envahissent l'espace du récit. Au bouleversement de la famille Ramsay répond le chaos de la Première Guerre mondiale. La paix revenue, il ne reste plus aux survivants désemparés, désunis, qu'à reconstruire sur les ruines.


Des bonheurs et des déchirements de son enfance, Virginia Woolf a fait la trame d'une oeuvre poétique, lumineuse et poignante qui dit encore le long tourment de l'écriture et la brièveté de ses joies : visions fragiles, illuminations fugaces, "allumettes craquées à l'improviste dans le noir".


 

Ce sera assez court, note Virginia Woolf dans son Journal. Rien ne manquera au caractère de Père. Il y aura aussi Mère, Saint-Ives, l'enfance et toutes les choses habituelles que j'essaie d'inclure, la vie, la mort, etc. À 43 ans, jusqu'alors hantée par la disparition prématurée de sa mère et par le despotisme intellectuel et affectif de son père, Virginia Woolf se décide enfin à les placer au centre de son écriture.  

 

"...ma mère. Il est parfaitement vrai qu'elle m'a obsédée, en dépit du fait qu'elle est morte quand j'avais treize ans...

Alors, un jour que je faisais une promenade dans Tavistock Square, j'ai fait, comme je fais quelquefois mes livres, To the Lighthouse, dans un grand élan, apparement involontaire.

Pourquoi alors? Je n'en ai aucune idée. Mais j'ai écrit le livre très vite; et quand il fut écrit, je cessai d'être obsédée par ma mère. Je n'entends plus sa voix; je ne la vois plus." Moments d'être

 

 

L'écriture de Woolf ne se laisse pas facilement apprivoiser. Il faut accepter d'être malmené, de se perdre dans les méandres des phrases. Et pourtant cet univers est doux, comme une plume. Une fois que la douce musique nous berce, on ne peut plus décoller. On ne se lasse plus de contempler Mrs Ramsay, de suivre ses pensées. Et l'on se met à regretter cette période, ce cocon que l'on a quitté sans s'en apercevoir: l'enfance.

 

"Personne jamais n'avait eu l'air aussi triste. Une larme, peut-être, se forma, amère et noire, dans les ténèbres, à mi-chemin du puits qui conduisait de la lumière du jour jusqu'aux tréfonds; une larme coula, la surface de l'eau se troubla légèrement à son contact puis redevint lisse. Personne jamais n'avait eu l'air aussi triste."

L'Amoureuse

le 02/01/2007 à 19h40

 

 

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Elle est debout sur mes paupières


Et ses cheveux sont dans les miens,


Elle a la forme de mes mains,


Elle a la couleur de mes yeux,


Elle s'engloutit dans mon ombre


Comme une pierre sur le ciel.


 


Elle a toujours les yeux ouverts


Et ne me laisse pas dormir.


Ses rêves en pleine lumière


Font s'évaporer les soleils


Me font rire, pleurer et rire


Parler sans avoir rien à dire.


 


Paul Eluard, extrait de Capitale de la Douleur (1923)

Ecrire

le 29/12/2006 à 00h35

   Les dix conseils d'Hemingway pour écrire



Soyez amoureux.


Crevez-vous à écrire.


Fréquentez les écrivains du “Bâtiment” *.


Ne perdez pas votre temps.


Écoutez la musique et regardez la peinture.


Lisez sans cesse.


Ne cherchez pas à vous expliquer.


Ecoutez votre bon plaisir.


Taisez-vous.





* Hemingway appelle les écrivains du “Bâtiment” ceux qui croient qu'un texte se construit selon un plan, des chutes en fin de chapitre...

 

trouvé ici


Paul Verlaine

le 25/08/2006 à 13h22

 

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Il pleure dans mon coeur

 

Il pleure dans mon coeur

Comme il pleut sur la ville ;

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon coeur?

Ô bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits!

Pour un coeur qui s'ennuie,

Ô le chant de la pluie!

Il pleure sans raison

Dans ce coeur qui s'écoeure.

Quoi! nulle trahison?...

Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi

Sans amour et sans haine

Mon coeur a tant de peine!

 

L'Adieu

le 25/08/2006 à 13h10

J'ai cueilli ce brin de bruyère
L'automne est morte souviens-t'en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends


 

   Guillaume Apollinaire


 

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