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Pourquoi...

La Rose Blanche

le 04/07/2007 à 20h14

   La Rose blanche est fondé au printemps 1942 dans un atelier de peinture de Munich, par Hans Scholl (23 ans, protestant) et Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe). Les jeunes étudiants refusent d’accepter le totalitarisme dans lequel se trouve l’Allemagne du Troisième Reich et veulent sauvegarder leur indépendance face à la menace nazie.

   Ils discutent de la situation politique avec Kurt Huber, professeur à l’université de Munich, réputé pour ses cours de philosophie qui influencent beaucoup d’étudiants. Kurt Huber, d'abord contre l'idée de révolte envers un pays qu'il aime, finit par appuyer totalement ses élèves qui ont fondé la Rose blanche. Révoltés par la dictature hitlérienne et les souffrances causées par la guerre, les étudiants décident d’agir pendant l’été 1942.

 

   Hans Scholl et Alexander Schmorell rédigent les quatre premiers tracts.  Imprimés dans l'atelier de Munich mis à leur disposition par l'écrivain catholique Théodore Haecker, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d'université, des directeurs d'établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis. Inspirés de penseurs comme Goethe et Aristote, ces écrits contiennent aussi des passages bibliques. Leurs lecteurs sont invités à participer à une «chaîne de résistance de la pensée» en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.

   Hans Scholl, Willi Graf et Alexander Schmorell sont envoyés sur le front de l'Est en juillet 1942 comme infirmiers de la Wehrmacht. À leur retour en fin d'année, ils prennent contact avec l'Orchestre rouge (réseau d'informateurs créé en Europe occupée pendant la Seconde Guerre mondiale par Léopold Trepper, à la demande du Général Berzine, responsable des renseignements de l'armée rouge).

   A partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche bénéficient du soutien de leur professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l'université de Munich, qui devient leur mentor. Le cinquième tract, intitulé «Tract du mouvement de résistance en Allemagne», est rédigé pendant l'hiver 42-43, au paroxysme de la bataille de Stalingrad. Il est distribué à des milliers d'exemplaires dans plusieurs grandes villes (Munich, Augsbourg, Stuttgart, Francfort, Salzbourg et Vienne). Des slogans pacifistes et antifascistes sur les murs(«Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !...»), et des collectes de pain pour les détenus des camps de concentration s'ajoutent aux actions du groupe, soutenu à partir de 1943 par des intellectuels du sud de l'Allemagne ou de Berlin.

 

   Le sixième tract, rédigé par Kurt Huber, en février 1943, est diffusé à plus de 2 000 exemplaires. Il commente la défaite de Stalingrad, condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser. Le 18 février 1943, Hans Scholl et sa sœur Sophie, également très engagée dans le mouvement, et qui avait de même que son frère fait une confiance aveugle au chancelier Hitler, avant de partager sa déception, lancent des centaines de tracts dans la cour intérieure de l’université de Munich. Mais ils sont dénoncés par le concierge et arrêtés par la Gestapo.
 
 

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   Hans et Sophie Scholl, ainsi qu'un autre membre du réseau, Christoph Probst, sont jugés par le Volksgerichtshof (« Tribunal du Peuple ») présidé par Roland Freisler,  ancien communiste et l'un des chefs nazis les plus brutaux qui soient, venu spécialement de Berlin, qui cherche à les humilier profondément. Ils sont tous les trois condamnés à mort, leur action étant considérée par les nazis comme un crime politique majeur. Au cours du procès, Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son « interrogatoire » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable et déclare : « Ce que nous avons dit et écrit, beaucoup le pensent. Mais ils n’osent pas   l’exprimer. »

   Le procès dure à peine 3 heures. Après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl, Hans, Sophie ainsi que Christoph sont décapités dans la prison de Stadelheim, près de Munich, le jour même de leur condamnation, le 22 février 1943, malgré la législation allemande qui impose un délai de 99 jours avant l'exécution d'un condamné. Hans Scholl s'écriera «Vive la Liberté!» avant de mourir sur la guillotine. D’autres résistants, Alexander Schmorell, Willi Graf et le professeur Huber sont décapités quelques mois plus tard. Au total, 16 résistants du mouvement paient de leur vie, soit par exécution, soit par mauvais traitements dans les camps.
 
 
 
Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d'une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de «la naissance d'une foi nouvelle, celle de l'honneur et de la liberté», l'écrivain allemand en exil Thomas Mann lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l'été 1943, l'aviation anglaise jette sur le pays un million d'exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber
 
 

  La place de l'université de Munich a pris leur nom (Geschwister-Scholl-Platz), et il s'y trouve un mémorial.

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   Hans, Sophie et Christoph reposent côte à côte dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach, à Munich.

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Sources : Wikipédia , Hérodote

Complément d'enquête

le 17/06/2007 à 15h16
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Martin Niemöller (né le 14 janvier 1892 et mort le 6 mars 1984) fut un pasteur et théologien allemand. D'abord militaire décoré lors de la Première Guerre mondiale, Niemöller s'orienta vers la théologie après avoir éprouvé les horreurs de la guerre. Au moment de la montée en puissance du pouvoir nazi, qui noyauta peu à peu l'église allemande, le pasteur Martin Niemöller, pourtant partisan du régime hitlérien, appela les pasteurs hostiles aux mesures antisémites à s'unir au sein d'une nouvelle organisation, le "Pfarrernotbund", la "Ligue d'urgence des pasteurs", qui respecterait les principes de tolérance énoncés par la Bible et la profession de foi réformatrice. Cet appel eut un grand écho : à la fin de l'année 1933, 6 000 pasteurs, soit plus d'un tiers des ecclésiastiques protestants, avaient rejoint ce groupe dissident. La "Ligue d'urgence des pasteurs", soutenue par des protestants à l'étranger, adressa au synode une lettre de protestation contre les mesures d'exclusion et de persécution prises envers les juifs et envers les pasteurs refusant d'obéir aux nazis. Malgré les protestations, Martin Niemöller fut déchu de ses fonctions de pasteur et mis prématurément à la retraite au début du mois de novembre 1933. Mais la grande majorité des croyants de sa paroisse décida de lui rester fidèle, et il put ainsi continuer à prêcher et à assumer ses fonctions de pasteur.

Niemöller fut arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945, il se consacrera par la suite, jusqu'à sa mort en 1984, à la reconstruction de l'Église protestante d'Allemagne et prendra de plus en plus de distance avec les milieux conservateurs de ses origines pour devenir un militant pacifiste.

 

Lors de son internement à Dachau, il écrivit le poème "Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes...".


Source : wikipedia

"L'Assassin assassiné"

le 02/01/2007 à 18h39
Petite histoire d'une chanson :
 
Comme souvent, cette chanson est née de la rencontre d'un auteur et d'un chanteur. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Jean-Loup Dabadie est un homme aux multiples talents : scénariste, romancier, parolier, dramaturge, journaliste.
 
 

  En janvier 1979  Jean-Loup demande à Julien Clerc, telle une faveur à un ami, de chanter "Assassin assassiné" en direct dans une émission sur FR3. L’impact de ce texte farouchement abolitionniste sera immédiat et spectaculaire. La chanson évoque le condamné  à mort qui lui-même devra mourir pour avoir perpétué un meurtre. Julien n'interprétera qu'une fois cette chanson à la télévision. 
 
 Robert Badinter, le futur garde des Sceaux qui abolira plus tard la peine de mort (en 1981), lui envoya une émouvante lettre de félicitations pour ce magnifique plaidoyer contre la peine de mort.. Julien Clerc finit par enregistrer «L’Assassin Assassiné», plus d’un an plus tard sur son album «Sans Entracte».
 
infos chopées sur : http://www.julien-clerc.net
 
 
 
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Les groupes sanguins

le 05/09/2006 à 19h10

Et c'est parti une nouvelle rubrique! Depuis que je suis toute petite, je n'ai qu'un mot à la bouche : "Pourquoi?". Je crois que j'ai dû passablement gonflé mes parents parce qu'ils ne sont que des êtres humains et qu'au bout d'un moment, non définitivement, ils ne connaissent pas tous les symptômes du choléra ni les noms de toutes les tribus d'Amérindiens!


Bref, cette rubrique sera donc une sorte de mini encyclopédie perso avec la résolution de grandes questions qui me turlupinent depuis des années - mais je suis sûre que vous aussi, vous allez apprendre des choses! Bien évidemment, je ne prétends aucunement être savante; les explications données seront donc vulgarisées au possible. Et si vous constatez des erreurs ou inexactitudes, z'êtes priés de me le dire!




Et le premier article va concerner les groupes sanguins.

Notre sang est constituté de plasma (55%) et de cellules sanguines (45%). Ces cellules sanguines sont elles-mêmes divisées en trois catégories : les globules blancs, les globules rouges, et les plaquettes sanguines.

On trouve à la surface des globules rouges des molécules capables d’être reconnues par le système immunitaire et de déclencher une réponse immune. Ce sont les antigènes membranaires érythrocytaires. Il existe trois types d'antigènes : A, B et AB. Le groupe O est lui caractérisé par l'absence d'antigènes à la surface des cellules.

Types de récepteurs sur les cellules rouges selon le groupe sanguin :

 Groupe A 

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Groupe AB

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Groupe B  

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Groupe O

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De plus, il existe naturellement dans le sérum des anticorps (agglutinines) dirigés contre les antigènes qu'il ne possède pas. Ainsi une personne de groupe B développera naturellement des anticorps anti-A et une personne du groupe O développera des anticorps anti-A et des anticorps anti-B. Ces anticorps naturels apparaissent dès les premiers mois de la vie.

 

 

Enfin il faut ajouter le système Rhésus. Il n'en existe que deux types, déterminés par l'absence ou la présence d'un antigène "D". On est positif (Rh+) si on possède cet antigène, et négatif (Rh-) si on n'en possède pas.

Les individus Rh- ne possèdent pas spontanément d'anticorps anti-Rh+, mais ils en fabriquent lorsqu'ils sont mis en contact avec du sang portant des cellules à Rhésus positif. Du coup, lors d'une deuxième transfusion de sang à Rh+, ils feront un accident transfusionnel en détruisant les cellules sanguines du receveur. C'est un problème chez les femmes enceintes de type Rh- qui portent un fœtus de type Rh+. Heureusement, il existe des médicaments limitant les risques d'exposition au Rh-.

 

 

Tous ces éléments font qu'une transfusion sanguine ne peut se faire sans connaître les caractéristiques sanguines du donneur et du receveur : mélanger des types de sang différents peut provoquer une destruction des globules rouges (appelée hémolyse) et un choc transfusionnel. Voici un petit rappel des compatibilités sanguines :

 

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Les sujets du groupe O Rh- sont dits "donneurs universels", car ils peuvent donner du sang aux personnes de tous les groupes sanguins. En effet, ils ne possèdent aucun antigène (ni A, ni B, ni D), ni aucun anticorps susceptible de détruire d'autres antigènes. Par contre, il ne peut recevoir que du sang de son propre groupe (O-). A l'inverse, les personnes de type AB+ peuvent recevoir du sang de n'importe quel groupe, vu qu'ils possèdent tous les récepteurs possibles.

Même après de multiples transfusions d'autres groupes, on conserve toute sa vie le même groupe sanguin, à part quelques cas particuliers (greffe de moelle osseuse par exemple).

 

 

 La répartition des groupes sanguins varie considérablement selon les ethnies. Voici quelques exemples.

Fréquence (en %) des groupes sanguins pour quelques ethnies
GroupeO ABAB
Monde   38,8      31,4      22,8       7
France   45     43      9       3
Aborigènes d'Australie   61,3     38,7      0       0
Japonais   37,3     31,5      22,1       9,1
Indiens d'Amérique   96     4      0       0

 

 

N.B. : Nous héritons de nos parents deux gènes qui codent le groupe sanguin. Le gène O est récessif, alors que les gènes A et B sont dominants. Autrement dit, si vous héritez d'un gène A et d'un gène O, votre groupe sanguin sera de type A. En revanche, si vous héritez de deux gènes O, vous serez aussi de type O. 

Pour finir, je ne peux que vous conseiller un petit tour ici. C'est simple et ça sauve des vies.

 

 

 

 

 

Sources : linternaute, wikipedia et snv.jussieu.fr